Installations/Vidéos

12m*1m20*2m45, 2022, roseaux, fils rouges

L’installation « 12m*1,20*2m45est une œuvre créée spécialement pour l’exposition  » PATRIMOINES ?

Elle est naît de la rencontre avec l’artiste Nicolas Panier. Nous expérimentons deux matériaux différents: l’osier pour Nicolas Panier, et le fils rouge pour moi.

Ce premier travail collaboratif est une création à quatre mains où se mêlent et s’entremêlent ces matériaux pour transformer l’espace, offrant une structure organique et poétique jouant avec les pleins et les vides, les ombres et les débordements. Une structure laissant libre court à la divagation et à l’interprétation car elle même est le fruit d’un geste de l’instant.

Où est ma robe ? 2022, papier, fils rouge

Une robe en papier. Elle peut à tout moment s’envoler, se déchirer. La robe rend jolie non ? Qui n’a jamais dit  »Que tu es belle ! » à une petite fille portant robe. Une fragilité dans la matière pour rappeler celle de l’enfant face à l’adulte. Le rouge comme une évidence dans mon travail est là pour rappeler la force, la pulsion de vie, le courage. La robe a un accroc, elle s’effiloche, oui. Mais elle peut encore montrer. Cette création est un signal pour interpeller sur le traitement banal que l’on fait des violences sexuelles faites aux enfants. Ces enfants que les médias et les discours institutionnels et familiaux peinent encore à appeler victimes.Et lorsqu’on ne nomme pas, on nie.

Recouvrir d’un drap blanc, 2022, drap lin, fils rouges

Vous connaissez sûrement l’expression “être dans de beaux draps” qui signifie s’être mis dans une situation délicate. Elle provient d’une coutume qui consistait à recouvrir d’un drap blanc, les personnes reconnues coupables d’une faute : adultère, le plus souvent. Le drap blanc renvoyait donc au manque de dignité et de droiture. Le blanc fut aussi pendant des siècles, une garantie de propreté. Tous les tissus qui touchaient le corps se devaient d’être blancs pour des raisons d’hygiène mais aussi pour des raisons pratiques car il était d’usage de faire bouillir le linge pour le laver. J’ai choisi de détourner cette symbolique en posant un drap blanc sur le sol parsemé de coutures rouges épaisses qui disent les crimes. C’est une mise au grand jour des blessures qu’on ne saurait cacher plus longtemps. La honte doit changer de camp. La parole des enfants et des femmes victimes de violences sexuelles est encore trop souvent remise en cause ou passée sous silence, pour protéger qui ? A l’heure où 1 enfant sur cinq est victime de pédocriminalité en Europe, recouvrir d’un drap immaculé et passer son chemin n’est plus possible.

Consentement ( 23 secondes), 2022, vidéo

J’ai croqué la pomme et j’en suis fière, 2021, installation visuelle et sonore

Cette installation réinterroge notre rapport au mythe judéo chrétien d’Eve la coupable. Il n’est plus besoin de dire son influence et le pouvoir qu’ont toujours ses interprétations sur la place assignée aux femmes dans nos rapports sociaux.

Je confronte la lecture du texte de l’arbre de la connaissance à la culture enseignée du péché originel.

Eve, avide de connaître serait la tentatrice et ainsi la première femme obligerait ses descendantes à l’expiation.

Mon portrait photographique à taille humaine, permet une projection quasi naturelle de ceux qui regardent. Le corps androgyne perturbe. Que sont le féminin et le masculin ?

Les membres féminins qui émergent de ces pommes sont un hymne à la femme dans son combat quotidien et historique pour se défaire d’une culture sacrificielle.

En reprenant les codes et les symboles de la peinture dans l’histoire de l’art masculine, je signifie que les femmes en sont les grandes oubliées. Que le récit est dicté par les hommes et pour les hommes.

Installation. « Filiation », 2021, Fils rouges, verre soufflé

Trois pommes : le père, la mère, l’enfant.

Le verre soufflé protège comme une poche amniotique le pépin, premier lien, première transmission entre trois individus.

On entre dans un désordre de fils rouges tissés de longue haleine. Leur présence enveloppante rassure, c’est le nid utérin. Leur pose anarchique déstabilise, ce sont les liens imposés.

La filiation est un postulat.

Tu dois aimer et être aimé.e, protéger et être protégé.e, respecter et être respecté.e…

Qu’en est-il du vécu ? Le foyer est-il ce qui nous est prédit, ce lieu d’union ?

Avec Filiation, j’interroge ‘la famille envers et contre tout’, que l’on érige sur des socles au nom d’être père, mère et enfant.

Une remise en question aujourd’hui encore vue comme indécente car on ne touche pas aux liens du sang.

Installation, PLUIE, 2018

Installation, CONNEXION, 2019, fils rouges

Un cœur laineux suspendu. Comme un nid. Il enveloppe, protège, rassure. Il est le berceau de la grande histoire, de nos histoires. Symbole désuet et pourtant toujours signifiant de l’amour. Celui que l’on porte à l’autre, sœur, frère, parent, ami.e.s, amant.e.s, gens de passage. Celui qu’on reçoit. Celui qu’on perçoit. Il traduit l’universalité de ce sentiment qui rend tangible notre expérience humaine et ce, depuis la nuit des temps. Il est le lieu de naissance des liens, ces fils tendus dont il faut prendre soin, caresser leur fragilité. Les fils sont les continuités, les ’emmêlures’, les croisements, les frottements et les point d’accroche. Mais, l’un d’entre eux peut céder, accident. S’effilocher, usure. Se détacher, nécessité ou contrainte.

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